SéchagePlantesSolaire

Séchage solaire doux pour PPAM, plantes aromatiques et cultures du sud — couleur et principes actifs préservés, CEE

Bulbes · ail · oignon · échalote · sud & DOM

Sécher l'ail et l'oignon : la conservation et le calibre se jouent ici.

Sur un bulbe, ce n'est pas la couleur ni l'arôme qui font la valeur, mais la conservation et le calibre marchand. Un ressuyage puis un séchage doux et ventilé ferment le collet, forment les tuniques et stabilisent l'ail et l'oignon pour le stockage — sans dessécher ni faire craqueler. Le soleil remplace l'énergie achetée, à basse température et sous contrôle.

Repères techniques et réglementaires · juillet 2026 · fiche CEE AGRI-EQ-110

25–40 °C
air ventilé régulé, basse température
Ressuyage
collet fermé, tuniques formées
Calibre
poids marchand préservé
Freinte modérée
on retire l'eau de surface, pas le poids

Sur l'ail et l'oignon, le séchage n'est pas une affaire de couleur ni d'arôme : c'est une affaire de conservation et de calibre marchand. Bien conduit, il stabilise le bulbe pour le stockage et sécurise le prix. Mal conduit, il dessèche, fait craqueler les tuniques et déclasse la marchandise.

01Ressuyage puis séchage : deux temps, un objectif

Le ressuyage et le séchage d'un bulbe visent trois choses : fermer le collet, former les tuniques externes qui protègent le bulbe, et faire tomber l'humidité de surface où démarreraient pourritures et moisissures. C'est cette étape qui décide de la durée de conservation en stockage et de la tenue du calibre jusqu'à la vente.

Un séchoir solaire fait circuler un air chaud régulé et ventilé, en basse température entre 25 et 40 °C, à travers l'ail ou l'oignon disposé sur claies. On ne cherche pas à chauffer fort ni à déshydrater en profondeur : on évacue l'humidité de surface et du collet, en continu, sans cuire le bulbe ni faire éclater les tuniques.

Photo à venir — ail et oignons en ressuyage sur claies ventilées
Ce qui distingue un bulbe bien séché

02Le procédé doux, étape par étape

03Points d'humidité, freinte et calibre marchand

Sur les bulbes, on raisonne en points d'humidité et l'objectif se lit au résultat : un bulbe stable, plein, au calibre tenu. La freinte reste modérée — on vise la stabilisation, pas une déshydratation poussée comme sur une aromatique.

Repères pour l'ail et l'oignon (à titre d'exemple)

L'essentiel de la perte d'eau concerne l'humidité de surface et du collet. Le bon repère n'est pas un pourcentage cible bas comme sur les herbes, mais un bulbe au collet sec, aux tuniques formées et au calibre tenu. Un séchage trop poussé ferait perdre du poids marchand et craqueler les tuniques : on s'arrête à la stabilisation utile.

Repères indicatifs, variables selon l'espèce (ail, oignon, échalote), la variété, la maturité et la configuration du séchoir (DGCCRF).

04Repères techniques (kit de référence)

Le dimensionnement se raisonne à la surface de séchage couverte : un kit couvre jusqu'à 1 500 m². Un séchage de bulbes s'installe en général sur 1 à 2 kits selon les volumes récoltés, avec un pilotage à distance pour ajuster la ventilation sans être en permanence sur place.

Puissance thermique~ 47 kW
Puissance photovoltaïque~ 36 kWc
Débit d'air~ 5 700 m³/h
Température d'air chaud25 – 40 °C
Surface de séchage couvertejusqu'à 1 500 m² / kit
Fluide caloporteureau glycolée
Pilotage à distanceWIFI / Ethernet / 4G

Normes & certifications : panneaux hybrides certifiés IEC 61215 & IEC 61730 · puissance thermique mesurée ISO 9806 · marquage CE · indice de protection IP54 · fabrication ISO 9001.

05Où le séchage solaire des bulbes a du sens

Le séchage solaire de l'ail et de l'oignon donne le meilleur là où l'ensoleillement est généreux et où la production est présente — c'est aussi là que le financement CEE est le plus solide.

Zones où le projet est le plus rentable et le plus finançable

Départements du sud : Pyrénées-Orientales (66), Aude (11), Hérault (34), Gard (30), Bouches-du-Rhône (13), Var (83), Alpes-Maritimes (06) et Corse, ainsi que les DOM. C'est là que la production de bulbes, l'ensoleillement et le modèle économique se rejoignent le mieux. Plus au nord, l'intérêt se juge au cas par cas : une étude reste toujours possible.

06Les objections légitimes du producteur

« Le solaire va cuire mes bulbes »

C'est l'inverse. Le séchage se conduit en basse température, entre 25 et 40 °C, avec un air ventilé régulé. On évacue l'humidité de surface sans cuire le bulbe ni faire craqueler les tuniques. On ne force jamais le séchage.

« Et les jours couverts, en pleine récolte ? »

On raisonne en points d'humidité, pas en vitesse. La ventilation reste pilotée en continu et la version hybride ajoute un appoint biomasse — au besoin alimenté par les connexes de l'exploitation — pour tenir la conduite quand l'ensoleillement faiblit, au moment où les volumes arrivent.

« Vais-je perdre du calibre et du poids ? »

Non, si le séchage reste modéré. La freinte, c'est l'humidité de surface qui part — pas le poids du bulbe. On stabilise pour la conservation, sans dessécher au-delà : c'est justement ce qui préserve le calibre marchand.

07Financement CEE : le second rideau qui dé-risque

Le vrai levier reste la conservation, le calibre et la marge. Le financement vient en preuve de sérieux : la fiche d'opération standardisée AGRI-EQ-110 couvre les séchoirs solaires pour les exploitations agricoles. La prime est calculée au kW thermique installé et peut, selon les configurations et notamment dans les zones sud, couvrir jusqu'à 100 % du coût de l'installation*. Chaque dossier passe un contrôle sur site par un organisme accrédité COFRAC : une obligation du dispositif, et le meilleur filtre contre les offres fantaisistes.

Chiffrez le gain de conservation sur votre récolte

Volumes récoltés, surface de séchage, surface de toiture, séchoir existant : quelques éléments suffisent pour savoir si votre exploitation remplit les conditions et estimer le dimensionnement.

08Questions fréquentes

Pourquoi sécher l'ail et l'oignon après la récolte ?

Le séchage, précédé du ressuyage, stabilise le bulbe : il ferme le collet, forme les tuniques externes qui protègent le bulbe et fait tomber l'humidité de surface où démarreraient pourritures et moisissures. Un bulbe bien séché tient plus longtemps en stockage et arrive au calibre marchand, ce qui sécurise le prix.

Quelle température pour sécher l'ail et l'oignon ?

Un air chaud régulé et ventilé, en basse température (25 à 40 °C), suffit et convient. L'objectif est de faire circuler un air tempéré et sec en continu pour évacuer l'humidité de surface, sans cuire le bulbe ni faire éclater les tuniques. On raisonne en points d'humidité, pas en séchage forcé.

Quelle freinte attendre ?

La freinte reste modérée : le séchage vise la stabilisation et la formation des tuniques, pas une déshydratation poussée. On perd surtout l'humidité de surface et du collet. L'enjeu est de garder le calibre et le poids marchand : on retire l'eau nécessaire à la conservation, sans dessécher au-delà.

Le séchage solaire préserve-t-il le calibre marchand ?

Oui, c'est l'intérêt d'un séchage doux et régulé. Un séchage trop brutal dessèche le bulbe, lui fait perdre du poids et peut faire craqueler les tuniques, ce qui déclasse la marchandise. Un air ventilé à basse température ferme le collet et forme des tuniques nettes tout en gardant le bulbe plein.

Est-ce adapté au sud de la France ?

Oui. L'ail et l'oignon sont produits notamment dans le sud (Pyrénées-Orientales, Aude, Hérault, Gard, Bouches-du-Rhône, Var, Alpes-Maritimes, Corse) et les DOM, où l'ensoleillement est généreux et où le financement CEE est le plus solide. Le solaire y remplace l'énergie achetée pour le ressuyage et le séchage.

Voir aussi l'essentiel du séchage solaire des plantes et la page séchage du thym et du romarin. Pour le principe général du séchage solaire, tous usages confondus : le guide de référence sur le séchage solaire.

*Prise en charge jusqu'à 100 % sur l'offre standard, sous conditions d'éligibilité au dispositif CEE (fiche AGRI-EQ-110).